"J'avais rencontré dans une fête Brian Molko et apparemment, il était fan d'Irréversible. Donc, il m'a dit : "Tu veux pas faire un clip pour moi ?". Je lui ai dit : "Oui... Non...". A priori, les clips, ça m'excite pas.
J'aime pas les clips avec des gens qui chantent au micro, gros plan caméra... Je trouve que c'est une forme... un peu trop stéréotypée.
Y'a pas beaucoup de réalisateurs de clips qui m'impressionnent. Y'a de la recherche sur ce qu'est l'image chez Gondry et chez quelques autres réalisateurs. J'adore le clip de Jonas Åckerlund pour Prodigy qui s'appelle Smack my bitch up.
On s'est dit : "On va filmer une orgie". C'était judicieux de s'adresser aussi à des acteurs de X. Sur demande du groupe, il fallait que ça soit une partouze bisexuelle. Du coup, il fallait aussi qu'on trouve des hommes et des femmes.
Moi, je dirige personne. Je mets des bouteilles de champagne. Je mets des stroboscopes et je dis "Faites ce que vous voulez, faites comme si j'étais pas là, je vais filmer".
C'est une orgie. A la limite, le clip, il est super soft par rapport à ce que c'était. Les gens s'amusaient, c'était une belle orgie dans un beau décor, ça a duré toute la nuit. Et moi, j'étais derrière la caméra, tranquille, je
travaillais...
Quand les pseudo-intellos, ils filment du cul, ils le font d'une manière assez triste. C'est rare de voir un truc qui donne envie.
Je peux passer toute la journée à écouter Britney Spears."