... HIMSELF
[A propos d'Irréversible :] Un film-bluff qui devait au départ simplement me servir à tuer le temps et gagner quelques sous pour payer mon appart' avant de relancer
Soudain le vide. Or je me suis vite emballé sur ce concept de film sans scénario mais avec des stars. Contrairement à Seul contre tous le tournage fut une partie de plaisir
et le résultat beaucoup plus abouti que ce à quoi je m’attendais, certainement à cause de l’excitation collective qui régnait sur le plateau. Cela m’a aussi permis de tester
des grues et des trucages pour Soudain le vide et de voir des gens s’évanouir de peur au festival de Cannes. (CUT # 30 – septembre 2008)
... JOHN WATERS
Irreversible is maybe the most shocking movie I ever saw in my life... I almost ran out of it!
... JEAN-PIERRE JEUNET
J’aime beaucoup Gaspar Noé aussi. Alors lui, il est franchement cinglé, il a un peu trop pris de plantes, il n’y en a pas deux comme lui. Mais il faut des gens comme ça,
un peu décalé. Il est très créatif, dès Seul Contre Tous, je le soutenais et l’admirais beaucoup. (source :
www.leblogducinema.com)
... SHINYA TSUKAMOTO
Je n'ai pas encore vu Irréversible, mais vous savez sûrement que j'aime beaucoup Gaspar Noé. Vous avez apprécié ce film ? [...]
Ca fait peur ? J'ai trouvé que
Carne et Seul contre tous étaient des films forts, presque choquants. Irréversible vous a choqué ? [...]
Oui, continuez ! Non ! non, arrêtez, je veux découvrir le
film sans savoir trop de choses. (source :
www.objectif-cinema.com)
... VINCENT CASSEL
At the end of it all, I think Irréversible will always be seen as the biggest film of my career. When directors approach me to work with them, they talk about
Irréversible. In trying to do something so different with that film, I almost made it hard for me to do anything normal.
... DOUGLAS BUCK
Je l'ai rencontré en 1997 ou 1998 lorsqu'il est venu présenter Seul contre tous au festival de Cannes. J'étais avec mes amis Deborah Twiss et Todd Morris qui ont réalisé
le film A Gun for Jennifer, un film de vengeance ultra-féministe. Deborah Twiss, qui incarnait également le rôle principal, m'a dit qu'il y avait un film passionnant diffusé
le soir même. C'était Seul Contre tous, réalisé par un cinéaste qui paraît-il aimait Cutting Moments. J'ai été le voir et j'ai été ébloui par un tel brio. Je ne connaissais
rien du sujet, je ne savais rien de Gaspar Noé. Je l'ai contacté pour qu'on se rencontre parce que l'envie était mutuelle. C'est ainsi que j'ai également rencontré Lucile
Hadzihalilovic dont je connaissais La bouche de Jean-Pierre. J'ai découvert par la suite Innocence que j'aime autant même si le registre est différent. Par la suite, j'ai
découvert Irréversible que j'aime moins. Je suis plus partagé sur celui-ci. Mais visuellement, ça reste très impressionnant. Je suis impatient de découvrir leurs prochains
films respectifs. Je l'ai retrouvé hier soir à la projection de The Fountain de Darren Aronofsky et on a discuté notamment sur le financement de son prochain film Enter The
Void. Apparemment, Wild Bunch va lui donner un coup de pouce. (source :
www.dvdrama.com)
... FERNANDO MEIRELLES
Have you seen a film by Gaspar Noé called Irreversible? There's a scene with Monica Bellucci, where she's raped. It's a twelve minute sequence of rape, and the camera is
steady and it's very shocking. I remember watching this film with a big audience, and part of the audience leaving the theater because of that scene. It's a very great film,
but some people don't like it just because of that scene. I thought about Irreversible when I was making my film [Blindness].
Actually, I've talked to Gaspar
directly, and he doesn't think that scene is a mistake. But anyway, I felt my first cut was very unbalanced. (
io9)
... STEPHEN FREARS
Gaspar Noe is a great filmmaker. I loved "Irreversible."
... ROBERT GUÉDIGUIAN
[A propos d'Irréversible :] Une horreur. Quand on traite un sujet comme ça, il faut un minimum de travail et d’intelligence. Il suffit d’écouter ce mec 2 secondes pour
comprendre qu’il ne doit pas parler de ces sujets-là. Il n’y a pas de liberté sans responsabilité artistique. Et lui est un irresponsable.
... KERRY PRIOR
If I had to recommend a movie that I’ve seen recently that would truly have you on the edge of your seat with terror, one that would disturb you for days after viewing
it, then I would recommend IRREVERSIBLE, by Gaspar NoÈ with Monica Bellucci, but it’s arguable that that isn’t even a horror movie.
... JALIL LESPERT
[A propos d'Irréversible :] J’ai trouvé le film intéressant. Le scénario est assez pauvre et bizarroïde mais je trouve le travail de Gaspar Noé intéressant, dans Carne
et Seul contre tous par exemple. J’ai marché dans ses effets de mise en scène. Mais le film est dangereux et surtout, homophobe. [...] Pour moi, Gaspar Noé a le
sens de l’imaginaire et il tombe dedans alors que Lynch le transcende. (CUT -1 // MARS 2005)
... BRUNO SOLO
[A propos d'Irréversible :] Je l’ai vu avec beaucoup de difficultés. Faut-il tout montrer ? Loi du Talion, vengeance aveugle, quelle est la morale ? En même temps, ce
film est d’une beauté admirable et la fin magnifique. On sort meurtri de ce film. Il y a une part un peu malsaine. J’y ai vu un peu de complaisance. (CUT -1 // MARS
2005)
... GUSTAVE KERVERN
Un des meilleurs films que j’ai vu. Une claque dans la gueule. (CUT -1 // MARS 2005)
... MATHILDE SEIGNER
Je sais pas qui c’est Gaspar Noé ! Vous m’en parlez comme si c’était Spielberg! Irréversible, c’était son premier film en plus ! Ah non ? ! Bon c’est que les autres
m’ont pas marqué ! (CUT -2 // AVRIL 2005)
... JEAN-PIERRE DENIS
[A propos d'Irréversible :] Je l’ai vu avec ma femme en DVD. Pendant la scène de viol, dans le tunnel, elle est partie et m’a dit de continuer à regarder le film seul
si je voulais. J’ai continué un quart d’heure puis j’ai arrêté. Je n’ai pas plus envie que ça d’analyser ce film… (CUT -3 // ÉTÉ 2005)
... ÉDOUARD BEAR
[A propos d'Irréversible :] Je ne l’ai pas vu. Ce film me rappelle combien la notion de responsabilité est importante. Cette notion a aujourd’hui un peu disparu,
surtout au profit du talent graphique. Je ne crois pas que l’on puisse filmer de la même façon un homme qui mange un sandwich et un homme qui viole ou violente une femme.
On ne peut pas tout justifier d’un point de vue esthétique. (CUT -3 // ÉTÉ 2005)
... RADU MIHAILEANU
[A propos d'Irréversible :] Gaspar est un copain, je trouve que c’est un des réalisateurs les plus doués de notre temps. Le scénario du film est un peu simple mais au
niveau de la mise en scène, c’est d’une richesse ! Pour moi, même si lui ne veut pas le reconnaître, Gaspar est un grand auteur politique et le jour où il s’acceptera en
tant que tel, il fera un bond en avant. (CUT -3 // ÉTÉ 2005)
... BOULI LANNERS
[A propos d'Irréversible :] J’adore…Sur la fin, les images de bonheur, ça m’emmerde un peu. Mais le début est magnifique. Gaspar est un vrai fou et ça fait du bien.
C’est quelqu’un qui pousse les limites du Cinéma. (CUT -4 // SEPTEMBRE 2005)
... AURÉLIEN RECOING
[A propos d'Irréversible :] Un film que je défends à mort ! En montrant la violence il a subi les foudres, mais c’est avant tout une dénonciation de la violence.
... GAËL MOREL
[A propos d'Irréversible :] On se pâme devant le principe d’Irréversible (l’histoire racontée à rebours) mais c’est un gadget. Memento l’a fait deux ans auparavant. Je
n’ai pas été scandalisé par le film. Le scandale c’est quand on met sa vie en jeu, comme Houellebecq quand il dit que «l’Islam est la religion la plus conne du monde».
J’aurais aimé que le film dure trois heures et que la scène du viol soit anecdotique. Ce qui me scandalise, c’est les moments de grâce (les scènes entre Cassel et
Bellucci) gâchés par tous ces artifices. Si ces scènes avaient été son sujet, Gaspar Noé aurait fait un chef d’oeuvre. (CUT -5 // OCTOBRE 2005)
... XAVIER GIANOLLI
[A propos d'Irréversible :] Je suis sorti de la salle au moment de la scène du viol. J’ai refusé de m’infliger ça. C’était instinctif, comme une réaction primaire.
Puis je suis retourné voir le film et j’y ai vu un talent indiscutable, une vraie puissance formelle. Dans Irréversible, il n’y a pas de distance avec l’image. (CUT
-6 // NOVEMBRE 2005)
... ALAIN CAVALIER
Ah, si vous parlez d’Irréversible… C’est mon très cher camarade Gaspar Noé. Il a fait un film qui s’appelle Carne et un autre qui suit l’histoire de ce même type fou,
Seul contre tous. C’est une des merveilles cinématographiques que j’ai vues dans ma vie. Pour moi, ça a paru en deux films mais c’est la même histoire qui s’interrompt et
reprend. J’ai eu un choc quand j’ai vu Carne pour la première fois, dans une de ces formidables projections à Paris : tout à coup, un bruit court sur un film très
particulier, qui passe à minuit et on se retrouve là, des égarés, une petite société secrète… Et je vois le film de Gaspar : il y a une espèce de violence, de naturel et de
folie humaine. J’étais complètement entraîné. Alors j’ai écrit un petit texte dans une revue. C’est le seul texte que j’ai écrit sur un autre film que ceux que j’ai faits.
Gaspar m’a téléphoné puis on a commencé à bavarder sur le Cinéma. C’est vraiment un cinéaste magnifique, il sait beaucoup de choses. (CUT -24 // OCTOBRE 2007)
... CHRISTOPHE HONORÉ
[A propos d'Irréversible :] film bête et vain dont il ne me reste que très peu de souvenirs, sinon le sentiment d'avoir été embarqué dans un manège de fête foraine
et d'en avoir éprouvé ni vertige, ni excitation, juste de l'ennui. (CUT -24 // OCTOBRE 2007)
... JOSÉ GARCIA
[A propos d'Irréversible :] Ça m’a touché là où il ne fallait pas, en réveillant mes démons les plus profonds. Quand j’ai vu la scène du viol, je suis devenu fou. Je
suis devenu dingue comme le personnage principal. Je n’ai pas pu rester jusqu’au bout. Une sensation très violente. (CUT -24 // OCTOBRE 2007)
... EMMANUELLE BERCOT
[A propos d'Irréversible :] J’aime bien la virtuosité de ce film. L’alchimie ne se fait pas toujours, mais Gaspar est un vrai auteur et il m’épate par son sens visuel.
Pourtant, je ne supporte pas Monica Bellucci.. C’est un tour de force. (CUT -24 // OCTOBRE 2007)
... ALBERT DUPONTEL
[A propos d'Irréversible :] oeuvre post-moderne et futur classique. A titre personnel, une des expériences les plus enivrantes que j’ai pu vivre en tant qu’acteur.
(CUT -12 // MAI 2006)
... CHRISTIAN VINCENT
[A propos d'Irréversible :] J’ai arrêté au bout de vingt minutes. J’ai trouvé ça inregardable. J’aurais beaucoup de mal à en parler, je n’ai vu que vingt minutes.
(CUT -12 // MAI 2006)
... LZA
[A propos d'Irréversible :] J’adore ! Et Hervé (HPG) est un ami de Gaspar Noé. En plus, le petit clin d’oeil qui est drôle c’est que dans la boite homo qui s’appelle le
Rectum, sur les écrans, il y a des espèces de films de cul : Gaspar les a achetés à Hervé ! [...] ce qui est drôle avec Gaspar Noé c’est qu’il fait la démarche
inverse, c’est-à-dire que Hervé il arrive du porno et il débarque dans le cinéma traditionnel, Gaspar Noé il vient du traditionnel et là, pour Cannes, il a fait des dessins
animés porno ! ( CUT -13 CUT -13 // ÉTÉ 2006)
... HPG
[A propos d'Irréversible :] oui, alors Gaspar Noé je l’aime beaucoup, il vient me taxer mes films de cul c’est vrai et c’est le mec dont je me sens le plus proche, un
des rares mecs qui m’impressionne quand je le vois et pourtant il est aussi con que moi, pour te dire ! [...] j’ai essayé de l’étrangler, dans une boîte, pour qu’il
n’en reste plus qu’un, mais ça n’a pas marché ! C’est vrai. ( CUT -13 CUT -13 // ÉTÉ 2006)
... NICOLAS DUVAUCHELLE
[A propos d'Irréversible :] J’ai beaucoup aimé. Il faut aimer Gaspar Noé. Le film m’a laissé un souvenir violent. Mais c’est un bon souvenir. (CUT -14 // SEPTEMBRE
2006)
... JOANN SFAR
[A propos d'Irréversible :] Je ne sais pas ce que c’est. Ah, si : c’est le film avec Monica Bellucci qui se fait violer et ils ont écrit le R à l’envers sur l’affiche.
Ça m’a gonflé que ce soit mal écrit alors je n’y suis pas allé. (CUT -14 // SEPTEMBRE 2006)
... BENOIT DELÉPINE
Seul contre tous est un grand film, mais je suis moins fan d’Irréversible. Il y a un côté artificiel qui est aussi lié aux acteurs connus du film. Moi, j’ai du mal à
croire à une scène où Monica Bellucci se fait violer dans un tunnel. On pense à notre troisième film et certaines personnes nous disent qu’il faut songer à prendre des
acteurs connus pour mieux le vendre. (CUT -15 // OCTOBRE 2006)
... GUSTAVE KERVERN
[...] Sinon c’est vrai, Seul contre tous est un film culte. (CUT -15 // OCTOBRE 2006)
... ALAIN CHABAT
[A propos d'Irréversible :] Bon, c’est fait pour, mais c’est vrai que ça m’a gêné. J’étais partagé entre cette gêne et les vrais moments de cinéma du film. Je ne suis
pas trop client et je ne l’ai vu qu’une fois. En général, un film qui me perturbe, même si je ne l’aime pas, je le revoie toujours une deuxième fois pour comprendre pourquoi
je n’ai pas aimé. (CUT -16 // NOVEMBRE 2006)
... SIMON BURET
[A propos d'Irréversible :] Srevne’latsemlifel ?… Le film est à l’envers, non ? Alors, en deux mots, Irréversible, vas-y… On a le même producteur sur Je vais bien, ne
t’en fais pas. Et c’est un coup de génie d’avoir fait ce montage-là. (CUT -16 // NOVEMBRE 2006)
... PHILIPPE LIORET
[A propos d'Irréversible :] C’est le seul DVD que j’ai chez moi qui est planqué dans un tiroir pour pas que mes filles le voie. (CUT -16 // NOVEMBRE 2006)
... ANNE FONTAINE
[A propos d'Irréversible :] Je n’ai vu qu’une scène du film, par hasard. C’est assez bizarre, mais j’ai eu l’impression de voir de la télé-réalité. Quelque chose
qui se passait devant mes yeux. (CUT -17 // DÉCEMBRE 2006)
... JEAN-CHRÉTIEN SIBERTIN-BLANC
Ce film me fait penser à Vertigo…Il donne une impression de vertige. (CUT -17 // DÉCEMBRE 2006)
... VIRGINIE DESPENTES
[A propos d'Irréversible :] Ah, ça! J’adore ce film, là je retire tout ce que j’ai dit sur le cinéma ultraviolent! Mais c’est parce que Gaspar Noé c’est... Je
connais peu de gens qui soient obsessionnels à ce point. Plus on voit son film, plus on se rend compte que tout ce qui est dans le cadre, au millimètre près, au ton de
couleur près, est absolument voulu... Pareil, c’est pas un cinéma d’intellectuel du tout, c’est pas un cinéma de la Fémis ou d’universitaire, mais c’est un cinéma
extrêmement pensé, réfléchis, intense... Dont on peut discuter infiniment. Plus on le regarde, plus on se rend compte que c’est pervers et retors, que c’est trafiqué, que
c’est vraiment un cinéma de fou de l’image... C’est vraiment comme de la peinture fin XIXe siècle appliqué au cinéma de nos jours : c’est à la fois ultra-moderne et à la
fois c’est vraiment un peintre d’il y a 150 ans. Et même dans ce que ça a d’inquiétant, dans le sens où des fois on se demande un peu où il veut en venir, même à ce
niveau-là je trouve que ce dont il parle est vachement intéressant. C’est vraiment un fils d’Argentin, c’est vraiment quelqu’un qui a, à mon avis, une conscience très claire
de ce que c’est le totalitarisme. Et une obsession réellement sincère par rapport à ça qui m’intéresse beaucoup. Voilà, je suis une grande fan de Gaspar Noé. (CUT -17
// DÉCEMBRE 2006)
... XAVIER GENS
"Je ne vais pas dire chef d’œuvre parce qu’il y en a qui vont crier, mais je le pense réellement. Je trouve que c’est un film [Irréversible] - à la fois
dans sa thématique et dans sa forme - qui est complètement réussi et qui devrait être pris en exemple pour beaucoup de films français. Qui devrait même être étudié en école
de cinéma parce qu’il propose une véritable alternative au cinéma d’auteur français avec un jusqu’au boutisme qu’on a rarement vu jusque-là. Aujourd’hui, c’est un film
référence pour beaucoup d’étrangers qui observent de loin le cinéma français." (CUT -26 / FÉVRIER 2008)
... FRANÇOIS BÉGAUDEAU
Ouh la ! Attention… C’est le seul film de Gaspar Noé que j’ai vu. C’est pas ma famille. C’est trop “m’as-tu-vu ?”, trop démonstration de force, y compris le principe de
plan séquence. Bon, il y a la scène dans le métro, où là, il se passe quelque chose, cette scène m’a plu. Mais cette ambiance glauque et sordide ne me plaît pas du tout. Et
puis, je ne me suis pas posé la question de la violence. Je me suis demandé pourquoi est-ce que des gens se sont levés le matin pour faire ça. (CUT -27 / MARS-AVRIL
2008)
... BOULI LANNERS
Philippe Nahon. Albert Dupontel. Deux amis déjà. Benoît Debie à la lumière. Scène du viol épouvantable. Une force de narration terrible. Ça fait un peu peur par moments
puis sur la fin, c’est très très bizarre tout ce bonheur. Un film qui ne laisse pas indifférent, ça c’est sûr. Du bon cinéma français, comme le cinéma français que j’aime
encore. Ce n’est pas souvent le cas. (CUT -29 / ÉTÉ 2008)
... BRUNO DUMONT
[A propos d'Irréversible :] J’aime bien les cinéastes qui essaient de faire du cinéma. (CUT -19/ FÉVRIER 2007)
... JEAN-LOUIS COSTES
J’ai joué dedans [Irréversible]… Enfin, joué… Vaguement. Surtout, ce qui m’a frappé, c’est la manière dont il filmait et faisait le son, sur trois
étages d’une boîte de nuit. C’est surtout l’aspect technique qui m’a plu. La complexité et aussi la passion du mec, les risques qu’il prenait avec la caméra, vis-à-vis des
acteurs, tout ça…esthétiquement. J’ai trouvé ça super. Voilà. C’est l’aspect qui m’a le plus frappé. Plus que le film. (CUT -19/ FÉVRIER 2007)
.. MATTHIEU DEMY
J’ai été différemment impressionné par Irréversible que par Seul contre tous, que j’ai trouvé très bien à plein d’égards. Je crois que Gaspar Noé vaut mieux
qu’Irréversible. S’il n’avait fait que ce film, je l’aurais pris pour un petit malin. Irréversible, c’est une idée géniale, mais moche dans ce que ça montre. C’est un des
cinéastes les plus inspirés, qui met en adéquation l’image et la réflexion. (CUT -19/ FÉVRIER 2007)
... ENKI BILAL
Je ne l’ai pas vu [Irréversible] mais j’ai rencontré Gaspar Noé à Sarajevo et on y a passé une nuit folle. Comme dans toutes ces villes qui ont souffert et qui
ont peu d’espoir, la jeunesse y est débridée, inventive. Il y a une énergie absolument démesurée et j’ai vu un Gaspar Noé qui se nourrissait de cette énergie-là. Son cinéma
est nourri de cette sorte d’énergie. (CUT -19/ FÉVRIER 2007)
... JEAN DUJARDIN
[A propos d'Irréversible :] Je n’ai pas besoin que l’on me montre la violence pour la ressentir. Je trouve le procédé un peu putassier. Puis ce n’est pas le cinéma que
j’aime. J’ai trouvé Albert Dupontel génial. (CUT -20/ MARS 2007)
... ROSCHDY ZEM
[A propos d'Irréversible :] Beaucoup de bruit pour rien. Très habile de la part des producteurs car j’ai trouvé le scenario très plat. On a beaucoup parlé de la scène de
viol, mais ce n’est pas la plus dérangeante. Gaspar Noé est un grand réalisateur. (CUT -20/ MARS 2007)
... HÉLÈNE DE FOUGEREOLLES
[A propos d'Irréversible :] Ça ne m’a pas choqué comme ça a pu en choquer beaucoup. La chronologie inversée était assez intéressante… Voilà. Quand on est dans le
métier on sait très bien comment ça se tourne… J’ai pas grand chose à en dire. (CUT -20/ MARS 2007)
... MAÏWEN LE BESCO
Ça ma beaucoup choqué, c’était la première fois que je me cachais les yeux pour ne pas voir. J’ai trouvé le concept du film très intéressant et j’étais contente d’avoir
résisté au début du film car la fin est magnifique. (CUT -20/ MARS 2007)
... MANUEL POIRIER
[A propos d'Irréversible :] J’ai eu l’impression qu’avec ce film, le plus important était tout ce qui se passait autour. J’ai du mal quand un film me donne le sentiment
d’être fait pour provoquer des réactions. Ce qui m’intéresse, c’est la teneur du film. (CUT -23/ SEPTEMBRE 2007)
... MEHDI CHAREF
[A propos d'Irréversible :] Je l’ai vu. J’ai essayé de le revoir. J’aime bien les films comme Dobermann ou Irréversible. Ce sont des supers témoignages de notre époque.
Par le scénario, la mise en scène… Je ne sais pas si ce sont des films qui vont rester, mais ils m’ont marqué. Je trouve que ce sont des films courageux, où les réalisateurs
se foutent à poil. (CUT -23/ SEPTEMBRE 2007)
... AUDREY TAUTOU
[A propos d'Irréversible :] J’ai été assez traumatisé par la scène du viol dans le tunnel. Plus le film avançait et plus j’aimais. Le début m’a déstabilisé, je l’ai
trouvé trop stylisé. Et puis, le film va vers l’épure et il m’a touché. Mais j’aime ce film car il n’est ni facile, ni commercial. (CUT -23/ SEPTEMBRE 2007)
... BERNARD WERBER
[A propos d'Irréversible :] Il est allé trop loin dans la violence. Il est tombé dans le voyeurisme. (CUT -23/ SEPTEMBRE 2007)
... MICHEL SPINOSA
[A propos d'Irréversible :] J’ai eu la chance de travailler avec sa monteuse son, qui s’appelle Valérie Deloof, qui est une personne extraordinaire et ça a été un
bonheur absolu de faire le son d’Anna M. Donc merci à Gaspar de m’avoir fait rencontrer Valérie. (CUT -23/ SEPTEMBRE 2007)
... PIERRE CARLES
[A propos d'Irréversible :] [...] Mais ce qui m’avait frappé, c’était le discours que tenait Gaspar Noé à Cannes, je crois : il se présentait comme un paria du
cinéma. Pour un film qui a été financé par Canal+, qui passait dans des grands festivals et compagnie, je trouvais ça un peu gonflé. Donc ça ne me donnait pas envie de le
voir. (CUT -23/ SEPTEMBRE 2007)
... JULIE DEPARDIEU
[A propos d'Irréversible :] Pour moi c’est un grand film, c’est un film nécessaire. Je trouve qu’il a bien fait d’être fait. C’est un ovni ce truc. Émotionnellement
parlant, on se le prend directement ! (CUT -24 // OCTOBRE 2007)
... CLAUDE MILLER
[A propos d'Irréversible :] C’est comme le film « est » : ça m’a retourné. (CUT -24 // OCTOBRE 2007)
... LUCIEN JEAN-BAPTISTE
[A propos d'Irréversible :] Ah j’adore. Eh ! Alors ça ! Rah, c’est dur parce que ce film, il y a eu beaucoup de polémiques, mais il ne fallait surtout pas partir au bout des
cinq premières minutes ! Il faut rester jusqu’au bout c’est ça qui est terrible. J’ai adoré ce film. Moi, j’aime les films forts, les films qui… En littérature, j’aime des
mecs comme Hubert Selby, Fante, tout ça… Alors c’est marrant parce que mon premier film est une comédie sympa -mais en même temps profonde… Mais moi, j’aime les histoires
trashs, les films comme Bad lieutenant où les gens se cassent la gueule. C’est ça qui m’intéresse parce qu’on est tous sur un fil… Quand tu vois un mec rentrer dans le mur,
pendant toute l’heure, t’es là : « Non ! N’y va pas, n’y va pas ! ». Et boum, bing, beng, bang… Et Irréversible, c’est ça, mais dans l’autre sens : tu vois le mec se casser
la gueule et tu vois le parcours… Vous voyez, ça m’emmène loin… Non, Irréversible : waouh, super ! C’est tellement dur et après, pfffiou, il y a un vrai bol d’air. C’est
vrai que les gens quittaient la salle, mais il aurait dû vraiment les prévenir encore plus, leur dire « tenez bon ». Pour une fois on va dans le bon sens.
... RIAD SATTOUF
[A propos d'Irréversible :] J’ai bien aimé, mais j’avais préféré Seul contre tous et Carne. Je pense que c’est parce que les comédiens qui jouent dedans sont trop
connus - je ne suis pas fan de Vincent Cassel et Monica Bellucci. Ce que j’aimais bien dans Seul contre tous c’est que c’est hyper marrant, enfin moi je trouve que c’est une
comédie : j’étais mort de rire du début jusqu’à la fin, ça m’a fait hurler de rire. Mais Irréversible je n’avais pas trouvé ça tellement marrant… Virtuose… J’adore Gaspar
Noé.
... PASCAL LAUGIER
Dans le cinéma français, j’aime Jacques Audiard, Gaspar Noé...
... FRAZER LEE
Gaspar Noé est un génie - nous l'avons rencontré au Festival du film de Stockholm et il nous a invité dans sa chambre "pour regarder des films pornos " - en fait c'était
deux publicités pour "le port de préservatifs" qu'il avait fait pour Canal Plus ! Mais seul Noé pouvait les faire dans ce style porno - merveilleux.
... JAY BARUCHEL
Another movie that I really, really love that I constantly get into arguments about it Irreversible. That’s probably my favorite film of all time. To me that’s like the
single greatest work of cinema that I’ve ever seen and another thing is that in an era such as this where everything is made by committee, it’s very rare to see one artist
unfiltered vision. And Gaspar Noé wrote, directed, produced, and literally operated the camera on Irreversible, so this is his movie, you know?
... BRUCE LaBRUCE
I’ve also made friends with European directors who make what has to be considered as art – people like Asia Argento and Gaspar Noe.
... DAVID NOEL BOURKE (Last Exit Productions)
My personal favorite movie director---always a hard one to answer. If I can say more than one - David Cronenberg, David Lynch, Takashi Miike, Coen Brothers, Martin
Scorsese, Todd Solondz, Sam Raimi, Quentin Tarantino, Oliver Stone etc but if I had to pick just one -for the moment- , it’s Gaspar Noe – he is one great filmmaker.
... STÉPHANE BOURGOIN
J’aime beaucoup les films Carne - Irréversible et Seul contre tous de Gaspar Noé, qui est par ailleurs un bon copain.
... VINCENT CASSEL
Pour oser comme Kounen ou Gaspar Noé, avec ce que ça peut signifier comme risque pour une carrière de jeune cinéaste, il faut les avoir bien accrochées.
... JAN KOUNEN (1) (pour Écran Noir)
[...] il y a quelques cinéastes dont je suis proche comme Caro et Jeunet, Kasso, Gaspar Noé, Lucile H, et les belges de C'est arrivé...
... JAN KOUNEN (2)
Espiègle
Vif
Experie-mental
Inclassable
Définitivement inclassable
... NOËL GODIN (1)
Il se fait que je suis un fana de Gaspar Noé qui est un de mes grands complices. J’aime follement Seul contre tous - j’ai poussé des cris
dans la salle de la cinémathèque où il est passé : j’ai crié « vive l’inceste ! » à la fin du film. Irréversible, je trouve ça extrêmement bien foutu, de premier intérêt,
mais c’est loin d’être un grand film subversif comme l’étaient ses deux précédents films. C’est une expérience qui vaut tout à fait le coup, mais que je ne trouve pas
vraiment passionnante, ni originale. J’attends avec impatience le prochain Gaspar Noé. [...] « Seul contre tous » de Gaspar Noé
devrait être coûte que coûte montré. Voilà une belle brochette, donc confiez-moi la programmation de ce ciné-club et je peux vous promettre des émotions durant les dix
années qui viennent !
... MATTHIEU KASSOVITZ (pour Écran Noir)
[...]Et le meilleur, c'est Gaspar Noé. Lui, pour moi, c'est un metteur en scène absolument magique.
... STEPHEN BESSAC (du groupe Kickback, pour
www.nobrainnoheadache.com)
[...]Et Gaspar Noé il voulait aussi faire des trucs comme Taxi Driver (de Martin Scorsese), Delivrance (de John Boorman) qu’on avait pas en France…c’est une partie de sa
culture et il avait envie de faire ce genre de films qui font que tu peut pas rester indifférent. Kickback c’est pareil.
... VINCENT GALLO (Merci à Ludo)
Claire Denis est la meilleure cinéaste en France, hommes et femmes confondus. A la seconde place, je mettrais Gaspar Noé. En fait, je ne devrais pas les classer. Ce sont
mes deux cinéastes européens préférés, de loin. J'ajoute que Claire est la personne la plus intéressante et la plus gentille avec laquelle j'ai travaillé jusqu'à présent. Je
l'ai connue à New York, elle a accompagné mon passage entre le monde de la peinture et celui du cinéma. Très importante pour moi. Quant à Gaspar Noé, Carne et Seul contre
tous sont deux des films les plus impressionnants que j'aie jamais vus.
... JOHN B. ROOT
Quand les gens regardent mes films sans savoir avec quelle économie de bouts de ficelle ils sont faits, ils prennent leurs défauts pour les faiblesses naturelles du
genre. Il n’y a aucune faiblesse naturelle du genre. Donnez-moi les moyens d’avoir, ne serait-ce que trois semaines de tournage au lieu de cinq jours et vous verriez…
Ca me fait penser au clip que Gaspar Noé a fait pour Placebo et que j’ai enfin vu hier soir (hors-série des Inrockuptibles). Gaspar est un ami. Mais je suis jaloux de ses
conditions de travail. Une nuit entière pour mettre en boîte 1 minute 45 avec des moyens techniques et financiers que je n’aurai jamais. Décor idéal, caméra HD, casting
parfait que je lui ai déniché amicalement, post-prod haut de gamme. Moi, pour le prix de son clip, j’aurais du livrer 2 fois 90 minutes…
... HERSHELL GORDON LEWIS
- Justement, vous n'aviez pas peur de lasser votre spectateur en faisant Blood Feast II ?
- Bien sûr que si, c'est pourquoi j'y ai injecté énormŽment d'humour. Mais d'un autre côté, je reste un peu confiant concernant l'avenir du cinéma gore, lorsque je vois
des films comme Ichi, The Killer de Takashi Miike ou Irréversible de Gaspar Noé. Ces deux films ont franchi un nouveau seuil dans la violence et le gore. Il est clair que
cela va maintenant entraîner une surenchère, et je ne pense pas que ce soit une bonne chose non plus. Mais je suis tout de même curieux de voir à quoi va ressembler LE film
gore du 21e siècle.
... STUART GORDON
- Vous n’êtes pas un grand adepte des effets spéciaux numériques. Aucun de vos films n’y fait recours. Pourquoi ?
- Je trouve qu’ils ne sont pas réalistes. On sait quand on les voit que c’est un effet spécial parce que justement on fait avec quelque chose qui ne peut pas être fait
en réalité. Bien sûr, ce n’est pas une constante. J’ai par exemple été surpris d’apprendre que Gaspar Noé y avait eu recours dans « Irréversible ». Je n’y croyais pas ! Ils
marchent très bien. C’est finalement comme pour tout : si vous en abuser, ça ne marche plus, on n’y croit plus.
... CLARA MORGANE (merci @ Julien D.)
C'est un véritable artiste. Les frontières de son cinéma sont plus étendues que celles du cinéma comme on peut l’imaginer. Je trouve Monica Bellucci très courageuse
d’avoir accepter le défi que représentait Irréversible. [...] Monica est sortie grandie de cette expérience, je pense. Je m'incline vraiment devant son talent et
son audace.
... MARIE-FRANCE
J'adorerais retravailler avec lui.
...SYLVIE BISCIONI
Gaspar Noé est quelqu’un qui sort de l’ordinaire.
... ARNAUD BAUMANN
Gaspar est un franc-tireur, il a une franchise d’expression étonnante.
... ROGER AVARY
Gaspar, comme moi, est quelqu’un de très doux. Il a une vision tendre des choses. Je trouve que ses films sont de parfaits divertissements familiaux. Très souvent, mes
enfants et moi regardons ensemble ses films et les miens. Puis, nous sortons nous acheter une glace.
... PHILIPPE NAHON
La générosité et la simplicité.
... COSTES
Ça m’a beaucoup impressionné de voir Gaspar Noé travailler et filmer lui-même car il est extrêmement passionné et cherche toujours à faire mieux.
... GÉRARD COURANT
Il fait partie d’un petit nombre de cinéastes qui, aujourd’hui, fait réellement du cinéma contrairement à une majorité qui réalise des téléfilms maquillés en film de
cinéma. Les cinéastes de cinéma – pardonnez ce pléonasme – sont de plus en plus rares.
... MICK GONDOUIN
Gaspar Noé te convoque avec tous les comédiens, il t’explique ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas. Ce qui est bien avec lui, c’est qu’il te laisse improviser dès lors
que tu restes dans le cadre qu’il a défini. Il n’est pas chiant ! Du moment qu’il a ce qu’il veut, qu’il entend ce qu’il veut entendre et qu’il voit ce qu’il souhaite voir,
il n’est pas chiant ! Il est ouvert à toutes propositions, il écoute ce qu’on lui dit et si cela peut nourrir le personnage, il est preneur.
... BERTRAND BLIER
Le film n'existe que parce qu'un jour je suis allé voir le film de Gaspar Noé 'Irréversible', que j'ai adoré, et je suis resté sous le choc de la présence exceptionnelle
de Monica. Dans l'histoire du cinéma, je n'avais jamais vu ça, même Marilyn Monroe n'avait jamais joué ça. Je ne compare pas les talents d'actrice, ce n'est pas ça, mais
l'audace, la liberté de mouvements, le corps, l'explosion - tout en restant habillée. Alors, je me suis dit : 'C'est pour moi, c'est pour ça que je fais du cinéma'.
... Benoît Magimel
Je vais commencer avec quelque chose de positif. Je trouve que Gaspar est un type de talent. J’ai beaucoup aimé ses premiers
films, mais pas du tout Irréversible. Notamment pour la scène de viol : choquer de cette façon-là est simple et gratuit. Je préfère la suggestion, un peu comme dans Funny
Games de Michael Haneke. Bon, j’ai trouvé l’idée du montage à l’envers assez astucieuse mais je me demande s’il a eu l’idée à la fin ou si c’était prémédité. Les scène de
comédie et les dialogues ne sont pas abouties. Les acteurs sont un peu laissés à l’abandon. Mais c’est un film qui a le mérite d’exister et qui dégage une belle
énergie.
... Sébastien Jaudeau
C’est un film que j’ai vu et que je n’ai pas du tout, du tout aimé. Autant j’aime énormément Seul contre tous -c’est un film que je respecte beaucoup et du coup qui me
donne une bonne image de Gaspar Noé- autant Irréversible… Je trouve l’idée du film brillante, ou maligne, mais assez dégueulasse pour le spectateur parce que je pense que si
on m’avait montré le film à l’endroit je ne serai pas allé jusqu’au bout et que je n’aurai pas eu à supporter certaines scènes de violence. C’est un film que je reverrai
pour vérifier parce qu’en même temps je trouve Gaspar Noé assez doué : j’ai pu passer à côté du film… Mais je ne l’ai pas trouvé convaincant.
... Gilles de Maistre
J’ai vu le film, que j’aime bien, et ça me fait penser à l’accouchement qui est irréversible. Mais dans cette irréversibilité, il n’y a, chez nous, plus de peur
aujourd’hui puisqu’on est protégé. Dans l’irréversibilité de l’accouchement dans la nature, il y a la mort ou la vie au bout.
... Stéphane Bourgoin
Gaspar Noé est un ami proche qui vient très souvent pour des fêtes qu’on fait à la maison. Là aussi j’avais organisé les
premières projections de Carne, dans des festivals, quand il n’était pas encore connu. Je dois dire que Irréversible c’est peut-être de tous ses films celui qui m’a le moins
plu. Mais pas pour les mêmes raisons que la plupart des gens qui ont un dégoût infini pour le film. En fait je dirai qu’il m’a quelque peu ennuyé, je trouve qu’il est loin
d’avoir la force brute et trash de Carne et surtout de ce chef d’œuvre absolu qu’est Seul contre tous : la meilleure exploration de la psyché, des fantasmes d’un tueur en
série en devenir. C’est véritablement un film effrayant.
... Bernard Jeanjean
C’est un film de malin. D’ailleurs, au départ il n’avait pas l’idée de faire son film à l’envers – je connais Gaspar Noé… Le
film était à l’endroit et c’est venu au montage : donc, pour moi, ça n’a pas d’intérêt.
... Arié Elmaleh
Une grande violence et une immense douceur.
... Joachim Lafosse
Je l’ai vu en DVD et j’ai arrêté au bout d’une demi-heure. Le cinéma c’est le hors champ. Irréversible a oublié cela. Pourtant Seul contre tous, son premier long
métrage, est un de mes films fétiches… Noé est un vrai cinéaste pas un faiseur.
... Sam Guillaume
J’ai beaucoup aimé ce film. Je l’ai d’abord découvert au cinéma, après j’ai acheté le dvd pour le re-regarder. Y a un truc hyper malin dans la construction, c’est que si
le film avait été raconté à l’endroit il n’aurait eu absolument aucun intérêt. Mais le fait de le raconter à l’envers, et que finalement moi, ce qui m’a troublé, c’est le
happy end, parce que ça finit super bien et ça m’a laissé un sentiment assez profond, qui a duré. Et contrairement à ce que j’ai beaucoup entendu, moi ce n’est pas la scène
du viol qui m’a marqué mais cette construction tordu. On se dit : « c’est bizarre, j’ai l’impression d’avoir vu un truc qui se finit bien mais moi, je ne me sens pas bien
avec ce film. » C’est hyper malin. Et puis le stroboscope de la fin, qui marche mieux au cinéma qu’en dvd, m’a complètement tordu la tête. Ce film est un cri hyper sensible
et sincère. J’ai dû le voir cinq fois je pense (rires).
... Jacques Bonnaffé
Je ne l’ai pas vu à sa sortie mais j’ai suivi le phénomène. Puis je l’ai vu plus tard, en dvd. Ce qu’il en reste, je sais pas… Une espèce de grand mélange, un petit peu
de… le goût des images plus que la réalité de ce qui est raconté. Un cinéma de l’hyper illustration de choses qui n’existent pas, ou qui est comme une musique abondante mais
où il y a trop d’instruments.
... CLAUDE PERRON
Je me souviens d’avoir été le voir je crois, dès le premier jour de la sortie. Je savais que c’était un film qui faisait couler beaucoup d’encre et je n’avais pas envie
qu’on m’en parle, je voulais aller le voir. C’était la salle de l’UGC Ciné-Cité les Halles, à Paris, et elle était remplie -mais vraiment remplie !- de gens. L’écran est
immense et je me souviens du générique qui tourne au début : ça m’a donné une envie de dégueuler qui a fait que je me suis dis « ah le salaud, en fait il utilise déjà un
moyen technique pour nous faire chavirer et après nous balancer le film ». Voilà, c’était ma première réaction. Après, sur le contenu… J’ai trouvé bien, au niveau cinoche,
ce film. Mais c’est trop violent donc du coup, je n’ai pas du tout envie de le revoir. Je reconnaît la patte, je trouve l’image formidable… Mais personnellement j’ai un peu
de mal avec la grande violence, en fait.
... Nicolas Boukhrief
Dans l’ordre… Je trouve Albert Dupontel magistral dans le film. Je trouve que ce film ne marche que parce qu’il est dans cet
ordre-là et joué par Cassel et Bellucci - si le film était dans l’autre ordre et joué par des inconnus il serait odieux. Mais je l’ai vécu comme un film très iconoclaste.
C’est-à-dire que Noé prend Bellucci, la grande star du moment, et la première image qu’on en voit : elle est défigurée ! Je l’ai vécu vraiment comme un film à la Andy Warhol
- ou John Waters on va dire. Je pense qu’il y a beaucoup d’humour dans ce film. Le fait qu’il soit dans le désordre fait qu’il se termine bizarrement sur une note assez
heureuse et non pas négative. De ce point de vue là, je l’ai trouvé passionnant. Après, un peu comme Claude, c’est un film que je ne peux pas revoir. J’ai beaucoup de mal
avec le viol au cinéma, comme avec la torture. C’est des choses qui me mettent mal à l’aise, j’ai du mal à voir des films qui parlent de ça. Là, ça m’a intéressé parce que
le travail de Gaspar Noé m’intéressait vraiment beaucoup -j’adore Seul contre tous, je pense que c’est vraiment un très très beau film sur la France de cette époque… Donc
voilà, c’est un film que je n’ai jamais réussi à revoir. Après, je trouve très hypocrites les gens qui disent « mon dieu, la scène du viol est insoutenable, je suis parti !
». Ca veut dire qu’ils sont restés à la scène de l’extincteur qui est juste avant dans les backrooms. [...] Donc ça veut quand même dire qu’ils sont restés pour voir la
scène du viol. Normalement, Irréversible, au bout de dix minutes si on ne supporte pas, on ne supporte pas ! [...] Mais après, je trouve le film très iconoclaste… Même la
tête du violeur, elle est baroque ! Enfin je veux dire que ce n’est pas un film réaliste, en rien. Tant que le film ne vise pas l’ultra réalisme, ça va, mais c’est vrai que
j’ai du mal à le revoir pour ces raisons de viol. Le viol pour moi n’est pas un sujet : enfin, en tant que spectateur ce n’est pas un sujet qui m’attire, comme la torture…
J’ai du mal, c’est toujours un peu suspect. En tout cas, ce que j’aime aussi beaucoup avec Irréversible, c’est que c’est un film qui a amené tout le monde à parler de
cinéma. C’est comme dans les années 70. C’est-à-dire que la plupart des films sont mous et Irréversible on dit « j’aime ! » / « j’aime pas ! » encore aujourd’hui. La preuve,
vous me posez encore cette question.
... Coralie Trinh Thi
Ce n’est pas mon préféré de Gaspar Noé : mon préféré c’est le premier que j’ai vu de lui, c’est-à-dire Carne. Mais Gaspar Noé c’est un cinéaste de génie pour moi et
j’admire vraiment tout son travail.
... ELSA ZYLBERSTEIN
Alors c’est très bizarre… J’étais partie pour détester et il y a vraiment des scènes que j’ai adorées dans ce film. Bizarrement.
Même la scène du viol j’ai vachement aimé, j’ai trouvé ça très excitant (éclat de rires). J’ai trouvé très bizarrement que Monica était très désirable dans cette scène de
viol, ça m’a complètement excité (elle est prise d’un fou rire). Et un jour j’ai dit à Monica : « je vais t’avouer un truc terrible : j’ai trouvé très excitante la scène où
tu te fais violer ». Et elle m’a répondu : « je te comprends, moi aussi je me suis trouvée très excitante ! » (rires). J’aime bien la construction du film à l’envers mais
c’est vrai que si tu le remets à l’endroit, c’est pas terrible. C’est un peu du style pour du style mais il y a quand même des scènes où Gaspar Noé est très virtuose.
... CLOVIS CORNILLAC
J’étais très mal à l’aise, c’est un film qui m’a… Autant la démarche de Gaspar est intéressante parce qu’elle est toujours sur
ces thèmes de provocation et tout ça… Mais je ne sais pas, c’est comme une épreuve en fait, plus qu’un film -mais c’est un film et l’originalité de la narration, du propos
et tout ça, rien à dire : heureusement que ces films-là se font. Mais, je ne suis pas un fou de l’épreuve en fait. Je trouve ça difficilement supportable l’écrasage de tête…
Au bout d’un moment ça me… Je comprends, hein, ce qu’il cherche et il y arrive… Je ne suis pas en totale… Mais heureusement qu’il fait des films et que ce type de film est
possible. En plus, ça a eu un écho énorme, tant mieux. Je l’ai caché très haut dans ma DVDthèque parce que je n’aimerais pas que mes enfants tombent dessus trop tôt quand
même.
... Philippe Faucon
Euh oui… J’ai vu. Comment dire… C’est très virtuose, c’est très maîtrisé, au niveau du filmage. Mais c’est beaucoup d’épate formelle pour pas grand chose au niveau du
propos.
... Olivier Assayas
(silence)… Disons que je trouve que, en tout cas, Gaspar Noé a un talent plastique qui est… grand. Et très personnel. C’est rare,
c’est très rare. La bande-son est très bien, elle a été faite par les Daft Punk si je ne me trompe pas. Je dirai que la limite, alors que je trouve que Gaspar Noé a un
talent dont on aimerait qu’il dépasse ça, c’est qu’il s’enferme dans une espèce de satisfaction de transgression en tant que fin en soi. Voilà, je trouve que la question de
la transgression en tant que fin en soi est intéressante. Elle est intéressante en tant que chemin. Pour aller ailleurs.
... Juan Antonio Bayona
C’était une expérience intéressante. Je me suis senti très mal, mais aussi très bien. C’était intéressant aussi parce que je pouvais voir tous les gens qui sortaient du
cinéma parce que le film les mettait mal à l’aise psychologiquement, mais aussi physiquement. Je trouve qu’il y a peut-être une certaine naïveté dans la façon dont le film
utilise certains éléments scénaristiques et visuels.
... Marie Caillou
Je l’ai absolument détesté. Mais en même temps, ce qu’il faut savoir, c’est que les films de Gaspar Noé… Quand j’ai vu Seul contre
tous il y a quelques années, j’étais vraiment révoltée. Il y avait une sorte de décompte un quart d’heure avant la fin du film qui disait : “si vous ne supportez pas ce
film, sortez de la salle”. C’est bien ce qui a failli arriver. J’ai revu ce film il y a très peu de temps et j’ai beaucoup aimé. Donc je me dis qu’il faut un certain temps
d’incubation pour les films de Gaspar Noé.
... Claus Drexel
Je connais un peu Gaspar, enfin je le connais : on s’était vus dans des festivals il y a longtemps et donc, je suis toujours étonné du contraste entre ce personnage très
calme, très posé et la violence de ses films. Je trouve que Irréversible c’est un film plastiquement très beau, très dérangeant. Un exercice de style réussi. [...] e fait
qu’on parle de Gaspar : revenir sur Seul contre tous. Moi, s’il y a un truc que j’aime bien dans un film, c’est que si tel réalisateur n’avait pas fait ce film, il n’aurait
jamais existé. Et je trouve que particulièrement dans Seul contre tous, mais aussi dans tous ses films, chez Gaspar Noé il y a un truc qui n’appartient qu’à lui et c’est le
seul à faire ça, et je trouve que c’est formidable.
... Julien Courbey
Ouais, moi j’aime bien les films comme ça, j’aime bien les films politiquement incorrects. Gaspar je le connais bien et j’avais adoré son premier film, Seul contre tous
avec Philippe Nahon… [...] Oui, Carne. Ça c’est un truc, j’ai moins accroché. J’ai trouvé ça moins intéressant. Mais Gaspar c’est un provocateur, il adore ça, il aime
déranger. Et Irréversible, bon ben y a pas de scénar’, c’est un truc à l’envers… Quand je suis sorti de ce film, j’ai juste été déçu du fait qu’il ne m’a rien appris.
C’est-à-dire que… [...] C’est vraiment un exercice de style, il y a de la provoc’, il y a le viol -qui n’est pas si violent que ça d’ailleurs, j’ai vu des films sur des
viols, Peckinpah… [...] Qui est bien plus subtil et ambigu et moins basé, en plus, sur le visuel. C’est souvent des plans américains etc. Moi, Irréversible, le truc c’est
que quand je suis sorti, je me suis dit « ouais, et alors ? ». Moi, si ma femme se fait violer, je le sodomise, je lui crève un œil, ça me dérange pas. Il n’y a pas
d’éthique… Il y a un héros, il y a le méchant et c’est tout. C’est-à-dire qu’à un moment, le propos narratif, il est juste pas là, quoi. Mais par contre, Gaspar c’était ça.
C’est-à-dire que c’était ça qu’il voulait faire. Il n’était pas en train d’essayer de faire quelque chose avec une réflexion sur le film, c’était de la provocation : c’est
“je veux vous déranger, si vous sortez de la salle c’est que j’ai gagné”. Et c’était vraiment ça son discours. [...] Et puis alors, un autre truc que je défends chez Gaspar
et chez tous les jeunes cinéastes qui font partie de ma génération, c’est que c’est un des rares cinéastes qui a des couilles. Parce que en France, des films comme ça, c’est
super dur à monter -bon lui, il a eu l’aval quand même… Heureusement qu’il a pris Vincent et Monica, il aurait pris deux acteurs inconnus, personne ne l’aurait produit.
Donc, il a eu quand même les cojones de faire un film comme ça et je trouve Vincent et Monica, pour le coup, supers d’avoir défendu ça. J’aime bien quand les acteurs
défendent ce genre de sujet, même si ça peut choquer les gens ; c’est ce qui fait aussi la diversité des sujets et en France, on en n’a pas assez des films comme ça. Moi
j’aime bien ce côté provoc’, politiquement incorrect comme ce que font en ce moment les Espagnols ou les Italiens, que nous on n’a pas. Qu’on a eu à une certaine période
avec Gaspar, avec Mathieu (Kassovitz), avec Emilio Siri, enfin tous ces jeunes cinéastes qui aiment le genre.
... ALAIN RAOUST
Ça commence un peu mal parce que je ne l’ai pas du tout vu Irréversible. J’en ai entendu parler, en bien comme en mal d’ailleurs. Le
souvenir d’Irréversible pour moi, c’est l’affiche, Monica Bellucci dans une robe de soie et dans un couloir rouge me semble-t-il, avec des formes plutôt avantageuses et un
titre avec des lettres inversées. C’est tout le souvenir que je garde d’Irréversible. Qu’est ce que je pourrais dire de plus sur ce film ? Il m’a semblé un jour lire un
article, une interview de Carlos Reygadas qui avait fait Bataille dans le ciel et il disait qu’il avait fait venir l’équipe des effets spéciaux de Gaspar Noé au
Mexique pour tourner la séquence où le personnage principal a le bras coupé. Et faire venir cette équipe lui avait coûté un peu près la moitié du budget de son film
(sourire).
... LAMBERT WILSON
Moi j’en ai vu une demi-heure et je n’ai pas pu continuer après parce qu’en fait, j’ai pressenti que le sujet était passionnant et la forme m’a fait dégueuler. Voilà,
j’ai vraiment eu du mal. Je sais, je suis sûr, que c’est un bon film, mais je ne supporte plus, d’une certaine façon, de voir une certaine violence à l’écran et aussi, je
n’aime pas les démonstrations trop visibles du travail de la caméra : ça me gonfle.
... Rémi Bezançon
C’est intéressant dans la construction. Même si ce n’est pas le premier à faire un film qui se passe complètement à l’envers en fait -puisqu’on commence par la fin, puis
on remonte petit à petit… La construction m’a bien plu. C’était Jane Campion qui avait fait un film construit de la même manière avant -je ne sais plus le nom du film-, en
partant vraiment de la fin puis en remontant… Je ne me souviens plus, mais c’était super. Gaspar Noé il fait pareil, il le fait de manière assez talentueuse… Après, je
n’aime pas le film. Mais je le trouve talentueux.
... Pio Marmaï
Je ne l’ai pas vu au cinéma, je l’ai vu en vidéo. De manière assez déconstruite, c’est-à-dire à la fois je regardais des plans qui
étaient… Puis après j’accélérai certaines scènes qui me faisaient chier, donc, déjà en l’occurrence le rapport que je vais avoir est complètement tronqué : c’est tronqué ce
que je vais raconter. Ouais, j’ai un rapport assez admiratif, en tout cas sur le parti pris pour le sujet qui est traité, pour la manière dont peut-être c’est filmé, pour
les risques qui ont été pris par le metteur en scène et aussi par les acteurs. Après le fond du film lui-même, pour moi ça n’a pas grand intérêt au-delà de la
performançouille un peu trash, je trouve que ça ne décolle pas.
... Shlomi Elkabetz
J’apprécie ce film. Je ne l’ai pas vu depuis longtemps. J’ai l’habitude de montrer la première scène à mes étudiants. Ce que j’aime dans ce film, c’est qu’il a aussi été
tourné en plan séquence. Il y a différents points de vue, mais j’aime énormément la façon dont il crée des sensations. Pas dans la partie provocante, mais sa capacité à
créer des impressions, des sensations juste par l’utilisation de la caméra, les mouvements de caméra, la façon de les intégrer à l’histoire… C’est un bon film.
... Ari Folman
Monica Bellucci est la plus belle femme sur terre. Et le film est brillant. Et c’est la meilleure performance de Vincent Cassel en tant qu’acteur.
... ÉTIENNE DAHO
Je l'ai beaucoup aimé, c'est un film très fort, je suis heureux d'y participer de cette manière. "Mon Manège A Moi" arrive à un moment dans le film où l'on souffle un
peu, et c'est marrant parce qu'il y a plusieurs de mes chansons qui ont été utilisées de façon identique au cinéma, dans des films tendus où il y a une légèreté qui survient
d'un coup, comme avec "Week-End A Rome" dans "L'Emploi Du Temps" (de Laurent Cantet). Gaspar Noé, j'aimerais beaucoup le rencontrer, il a l'air très intense et
passionnant."
... ROCCO SIFFREDI
J'aime ce genre de cinéma, qui secoue. Si je devais citer un réalisateur qui me plaît actuellement en France, c'est Gaspar Noé, parce qu'il est fort, dur et ça secoue
beaucoup. Il y a une force dans la scène avec Monica Bellucci où elle est par terre qui fait que c'est la seule fois où j'ai été excité par elle. En temps normal, je la
trouve apathique, belle sans être sensuelle...»
... ALBERT DUPONTEL
J'aime bien les Dardenne, Carax, Dumont, mais la personne dont je suis le plus proche, c'est Gaspar. Je traine souvent avec lui. Il a un grand appétit de la nuit, de la
déviance, tout en étant très solide sur ces jambes. Il est plus voyeur qu'actif. Il me laisse des messages à 2 heures du mat' pour me dire où il est, ou pour me parler d'un
dvd qu'il vient de voir! Je ne comprends pas toujours ce qu'il dit, mais l'essentiel est de savoir qu'il a appelé..."
... BRIAN MOLKO
On se sent souvent en cage quand on fait un clip, alors l'idée de bosser avec quelqu'un qui allait foutre la merde, c'était intéressant. [...] J'aime beaucoup ce que
fait Gaspar. Il est courageux, et pousse le cinéma dans une direction assez pure, sans limite et sans compromis [...]
... Anne Ramon (INPES)
[à propos des spots contre le SIDA] Les réalisateurs font de la pub pour arrondir leurs fins de mois. Là, on a été confronté à quelqu'un qui pensait faire ce qu'il
voulait. On prend des gens de talent pour l'impact mais ce ne sont pas eux qui vont nous apprendre notre métier.
... VINCENT CASSEL
[...] Je n'avais pas forcément envie de jouer un méchant [dans Eastern Promises de David Cronenberg] et je n'aime pas particulièrement jouer avec des accents,
mais Gaspar (Noé) et Jan (Kounen) ont menacé de ne plus me faire tourner si je n'acceptais pas cette proposition.