7_applati_02.jpg

POURQUOI CE FILM ?

POURQUOI LES GENS NE SE SOUVIENNENT-ILS QUE DE LEUR PASSÉ ?

POURQUOI PERSONNE N'ÉCOUTE LES RÊVES PRÉMONITOIRES ?

POURQUOI LA PERCEPTION DU TEMPS NE VOYAGE QUE DANS UNE SEULE DIRECTION ?

POURQUOI LE LIBRE-ARBITRE EST-IL UNE ILLUSION ?

POURQUOI L'HOMME N'EST-IL QU'UN ANIMAL ?

PARCE QUE LE TEMPS DÉTRUIT TOUT

PARCE QUE CERTAINS ACTES SONT IRRÉPARABLES

PARCE QUE L’HOMME EST UN ANIMAL

PARCE QUE LE DÉSIR DE VENGEANCE EST UNE PULSION NATURELLE

PARCE QUE LA PERTE DE L’ÊTRE AIMÉ DÉTRUIT COMME LA FOUDRE

PARCE QUE L’AMOUR EST SOURCE DE VIE

PARCE QUE TOUTE HISTOIRE S’ÉCRIT AVEC DU SPERME ET DU SANG

PARCE QUE LES PRÉMONITIONS NE CHANGENT PAS LE COURS DES CHOSES

PARCE QUE LE TEMPS RÉVÈLE TOUT

LE PIRE ET LE MEILLEUR 

Pourquoi ce film ? Parce que l’original était raconté à l'envers et que, submergés par la structure anti-chronologique du montage, beaucoup de spectateurs n'avaient pas compris certains aspects du récit. Présenté dans le sens des aiguilles d'une montre, tout est clair et aussi plus sombre. Aucun dialogue n'a été coupé, ni aucun événement de l'histoire. C'est pour cela que cette version s'appelle "inversion intégrale" ou "straight cut". Jusqu'ici, "Irréversible" était un casse-tête voulu. Désormais c'est un diptyque, comme un vieux disque dont la face B serait le remix moins conceptuel du morceau de la face A, mais cette fois avec des voix plus audibles rendant le sens des mots plus fataliste. Vous verrez. Le temps révèle tout.

IRREVERSIBLE

La robe a été confectionnée par un styliste de YSL, Jurgen Doering, en s'inspirant d'une robe en soie verte appartenant à Monica Bellucci. Dix exemplaires de cette robe ont été créés, chaque prise abîmant inévitablement la robe. 

 
 
GasparBanner.png

ENTRETIEN EXCEPTIONNEL

GASPAR NOE

Voilà. Plus de quarante interviews, la couverture de chacun de ses films depuis 2003, des évolutions importantes sur le site, et il aura fallu retourner aux sources — puisque Irréversible nous a fait naître — pour enfin vous proposer une interview avec Gaspar Noé. Nous remercions chaleureusement Gaspar Noé pour sa disponibilité ainsi qu'Isabelle Sauvanon. Bonne lecture.

Si vous aviez la possibilité de refaire une séquence d'un de vos films, lequel choisiriez-vous ? 

Je n’ai pas vraiment de regrets sur aucune séquence en particulier. Peut-être parce que je ne regarde jamais mes anciens films, car alors j’ai envie de tout remonter, re-étalonner, re-mixer, etc. 

Après la disparition de Philippe Nahon, qui nous a personnellement profondément touchés, envisagez-vous de lui rendre hommage cinématographiquement ? 

J’ai écrit une lettre d’hommage à mon ami quand il est mort, qui a été publiée dans Libération… Depuis, ses cendres ont été jetées dans la mer et ça me donne envie d’y aller nager… Le prochain hommage, ce sera quand la restauration digitale 2K/4K des deux films que j’ai faits avec lui sera accomplie et que le film pourra enfin ressortir en salles et en Blu-Ray. 

Vous tournez plus régulièrement. Est-ce parce que vous avez plus d'opportunités ou simplement parce que vous avez plus conscience qu'avant du passage du temps ? 

 

Je tourne quand on me donne de l’argent pour tourner. Enter The Void et Love étaient des projets très difficiles à financer, surtout le premier qui était vraiment cher (12M d’euros) et très atypique dans sa forme. Mais je ne voulais pas me disperser en réalisant des projets qui me tenaient moins à cœur. Aujourd’hui, que ces rêves d’ados sont accomplis, je suis plus dans une logique de savoir où il y a de l’argent pour faire un film qui m’amuse et sur lequel personne ne me prendra la tête. S’il faut le tourner en 15 jours, adjugé vendu. Envoyez l’oseille. Et s’il faut le faire en 5, pareil… Et si on m’en donne pour tourner un film sur 4 mois ou plus, comme Enter The Void, bien sûr que j’y vais. Mais la liberté accordée est toujours beaucoup plus précieuse que le budget. 

Quelle œuvre - film, livre, musique... - récente vous a marqué au point de vous inspirer voire de vous ouvrir de nouvelles perspectives ? 

 

Techniquement parlant la première demie-heure de Gravity m’a ébloui. Il y 6 mois j’étais à l’hôpital, gavé de morphine, et le film repassait en VF sur le petit poste de télé à l’autre bout de ma chambre. Et j’ai pris mon pied autant que la première fois que je l’ai vu dans la meilleure salle 3D de Paris… A part ça, j’ai profité de ma convalescence et surtout du confinement pour rattraper plein de grands films que je n’avais jamais vus : Andreï RoublevLa règle du jeuLa ballade de Narayama (celui de 1958 réalisé par Kinoshita), L’intendant Sansho et O’Haru, femme galante. C’est de découvrir de tels chefs d’œuvre qui te donnent envie de réaliser de nouveaux films… 

Envisagez-vous, un jour, d'adapter une œuvre ou de vous adjoindre un scénariste ?

Oui, bien sûr. Mais je n’ai pas d’idée précise de roman à adapter ou de co-scénariste en ce moment. 

 

Qu'est-ce qui apaise vos angoisses ? 

Regarder des grands classiques du cinéma et m’endormir dessus.  

Dans votre carrière, beaucoup de vos projets ont découlé de certaines idées passées : Pulpe Amère préfigurait Carne avec sa voix off omniprésente, et à l’époque de Carne vous vouliez déjà faire Enter The Void ainsi que Love, que Dario Argento a failli produire. Le projet Love en 1992 s’intitulait Danger et c’est celui-ci que vous aviez pitché à Vincent Cassel et Monica Bellucci avant de finalement reprendre au dernier moment une idée de viol et de vengeance en plan-séquence… Si vous avez reconnu avoir été inspiré par Memento, quand vous est venue l’idée de monter le film à l’envers ?

Dario Argento n’a jamais failli produire Irréversible ! Je ne sais pas d’où sort cette fausse info.

[NdR : L'information selon laquelle Dario Argento devait produire Love — et non Irréversible — provient d'un entretien accordé par Gaspar Noé à Christophe Lemaire qui lui demandait ses projets, peu après Carne et pour la revue Le Cinéphage : "Sinon, j'ai également un projet avec Dario Argento. Ayant vu Carne au Festival de Toronto, il m'a proposé de produire mon prochain film. Un drame psycho-social sexuel ! L'histoire d'une liaison entre deux paumés qui finit mal."]

Par contre il est bien venu dans ma salle de montage quand je montais le film, je lui ai montré la première moitié du film et me suis arrêté au moment où le personnage joué par Monica entre dans le tunnel. Je voulais qu’il voie le film en entier sur grand écran… A part à ça, quand j’ai vu Memento, je me suis senti totalement perdu dans sa structure temporelle très labyrinthique faite de séquences qui allaient chronologiquement à l’envers et d’autres à l’endroit. Mais la vision de ce film m’a rappelé qu’il existait un autre film que j’avais raté au cinéma et à la télé, mais qui était raconté juste à l’envers. C’était Trahisons conjugales (Betrayal) d’après une pièce de Harold Pinter. Du coup j’ai écrit une histoire de “viol et vengeance” - ratée dans ce cas - qui se déroulerait en une seule nuit et en une douzaine de séquences qu’on pourrait monter à l’envers. J’ai écrit chaque séquence sur une feuille séparée, et en inversant l’ordre une, puis deux fois, je pouvais voir si le film serait clairement compréhensible - et s’il était logique aussi - dans les deux sens. On a tourné le film de manière chronologique en un peu moins de six semaines, mais je savais que le film serait monté à l’envers dès le départ. C’était mon souhait. C’est juste 17 ans plus tard, quand on a re-masterisé le film en 2K/4K que j’ai eu le film de retour dans ma nouvelle salle de montage que je me suis dit qu’il y avait une version alternative à tenter comme bonus du Blu-Ray. Et ce nouveau montage chronologique, assez vite réalisé, s’est avéré bien plus intéressant que je ne l’avais jamais imaginé. Il a été projeté au festival de Venise et il sort enfin en salle aussi. Mais je conseille vivement à tout le monde de voir la version originale de 2002 en premier, et puis ensuite “l’inversion intégrale” de 2020. La première génère beaucoup de questions, et la deuxième y apporte les réponses, pas très reluisantes par ailleurs. 

 

Lors de votre masterclass à Lyon, Cyril Roy [acteur dans Enter The Void] m’a raconté qu’en Asie, Irréversible avait eu droit à un DVD remonté dans le sens chronologique. Vous m’aviez ensuite confirmé en m’expliquant que ç'a été fait sans votre accord et qu’à la place, vous auriez sûrement mis des cartons noirs entre chaque scène, un peu comme dans Love. Ce n’est pas ce qu’on voit dans l’inversion intégrale, pour laquelle vous et votre équipe avez retravaillé chaque transition afin de conserver les raccords invisibles. D’où vient ce changement ? 

Effectivement les Coréens s’étaient aventurés à un remontage chronologique comme bonus pour leur DVD, mais quand j’ai commencé à regarder cette version, les raccords étaient tellement mal faits que j’ai arrêté au bout de 20 minutes et ne l’ai plus jamais regardé. Dans l’inversion intégrale que j’ai montée, on a bien pris le soin que tous les raccords entre les séquences soient aussi agréables que dans la version originale. 

À l’époque, en 2016 donc, StudioCanal devait ressortir le film en Allemagne avec un nouveau master. Finalement, c’est sur un Blu-Ray italien qu’on a pu voir ce master courant 2017. Y a t-il une différence entre la version 2017 et la version 2020 du montage original ?

Je crois que les Blu-Ray d’Irréversible existant dans le commerce (italien, japonais, etc.) sont tous des pures arnaques en fausse haute-définition, et faits à partir de gonflages foireux des masters basse définition qui nous servaient pour la télé et les DVD vers 2002 … Non, je n’ai absolument rien changé au montage de la version originale en faisant, en 2019, la re-masterisation du film.

[NdR : s'il existe bien des faux Blu-Ray se servant du master DVD, l'édition italienne est bien une "nouvelle restauration", visible en France sur Prime Vidéo. Le grain y étant beaucoup plus défini et l'image bien plus détaillée que la version DVD ou que le faux Blu-Ray Australien. StudioCanal nous a confirmé que la version présente sur Prime est bien une version légale. Mystère donc sur cette restauration que Gaspar Noé ne semble pas avoir approuvé. On veille à se renseigner auprès des différents distributeurs et équipes d'acquisition pour en savoir davantage]

Le délai entre ce master et la ressortie est-il dû au fait que vous aviez finalement eu l’idée de faire “l’inversion intégrale” pour les bonus Blu-Ray ? Sinon, pourquoi y a-t-il eu un délai de plusieurs années alors que le master était prêt et vraisemblablement validé ? 

Le seul master validé est celui qu’on a entrepris en 2019 et qui est enfin prêt à être commercialisé en 2020. Aucun autre n’a jamais été validé. Puis c’est joli de passer de “2002” a “2020”, on a l’impression d’un retournement partiel des flèches de lecture, comme dans le nouveau remontage.

 

 

Irréversible a été re-masterisé en 4K, mais StudioCanal sortira les deux versions du film dans un combo double Blu-Ray standard. Est-ce uniquement à cause de la faible popularité du format UHD ?  

La vérité est que le film d’origine était tourné en super 16mm, post-produit en vidéo HD mais pas du tout 4K et après étalonnage le tout re-shooté sur pellicule 35mm. On voyait le grain du 16 et ça faisait partie du charme de l’image. Si le film est gonflé en 4K, l’image de base est de toute façon intérieure en définition au 2K. Pour faire des Blu-Ray 4K, il faut les faire à partir de tournages en 4K ou de négatifs dont la prise de prise de vue avait été en 70mm ou 35mm. Autrement, c’est inutile. Mais si les projos des salles sont en 4K, il est normal de leur livrer un DCP au format 4K, même lorsque l’image n’a pas la définition escomptée. 

 

Ce n’est pas un hasard si j’évoquais Pulpe Amère tout à l’heure : la première édition DVD d’Irréversible devait l’inclure dans les bonus. Or, il a beau être mentionné sur la jaquette DVD, le film en est complètement absent. Peut-on espérer le voir un jour en entier, peut-être dans les bonus du Blu-Ray ? À noter pour nos lecteurs que ce court a été photographié par Maxime Ruiz, auteur de quelques photos des coulisses d’Irréversible et qu’on retrouve à l’écran dans Lux Æterna (dans le rôle du directeur de photo). 

Pulpe Amère ne sera pas sur le Blu-Ray car, en revoyant ce très court film, on s’est tous dit qu’il n’avait pas vraiment sa place dans l’édition vidéo. Et oui, j’avais tourné ce court avec mon ami Maxime Ruiz, dans son studio photo de l’époque. Depuis il avait été photographe de plateau sur Irréversible, et il est fabuleux comme acteur dans mon dernier moyen-métrage Lux Æterna


Il y a quelques mois, Albert Dupontel nous racontait une anecdote à propos de la carrière internationale d’Irréversible : aux États-Unis, il n’avait pas sa carte d’identité et pour pouvoir payer avec sa carte de crédit, il a présenté un DVD du film… Quel impact le film a-t-il eu sur votre carrière ? 

Moi aussi, quand je me fais arrêter par des flics et que je dois leur dire mon nom et profession, quand j’en viens à citer Irréversible, ils l’ont absolument tous vu. Pareil pour les chauffeurs de taxi et videurs de boîte. Ça aide beaucoup. 

Vous aviez tourné des images de Monica Bellucci sur son lit d’hôpital. On aurait pu s’attendre à ce que l’Inversion Intégrale, plus focalisée sur le personnage d’Alex qui ouvre le film, se conclut sur ces images, ou soit en tout cas l’occasion d’utiliser des rushes inédits, ce n’est finalement pas le cas. Avez-vous songé à utiliser des séquences jamais montrées ? 

J’ai pensé effectivement à inclure cette séquence coupée mais elle serait arrivée à la toute fin du film comme un happy end, dévoilant qu’elle était toujours vivante. J’ai pensé que c’était plus fort et anxiogène de ne pas savoir ce qu’il lui était arrivé, et j’ai abandonné l’idée. 

 

Scène coupée d'Irréversible © StudioCanal

Climax et Lux Æterna n’ont pas provoqué de scandale (on se souviendra tout de même des pompiers à la fin de la séance cannoise de Lux Æterna), certains critiques pensent même que vous vous êtes assagi. Cette ressortie, c’est aussi pour rappeler que vous n’avez rien perdu en attendant votre fameux projet censé être plus sombre et plus brutal ? 

Assagi ou pas n’est pas le sujet. On fait des films autour de sujets qui sont plus ou moins problématiques dans leur représentation. Il ne faut jamais se forcer pour choquer, tout comme il ne faut pas avoir peur de le faire. Moi, il n’y a que les infos du journal qui arrivent encore à me choquer. Pas les films narratifs avec des acteurs. 

 

Irréversible marque un tournant majeur de votre carrière : le premier long avec mouvements complexes et coupes invisibles, vos premières collaborations avec Laurent Lufroy et Benoit Debie. Comment voyez-vous votre carrière et votre style évoluer dans les 10 ans à venir ? 

Je continuerai à faire des films avec mes amis surdoués, j’espère. C’est l’émulation collective qui nous donne envie de tourner ces films puis de les exploiter. 

Un immense merci à Gaspar Noé pour sa disponibilité.

Entretien conduit par mail, par Frédéric Polizine et Alexis Veille, en août 2020.

NOS AUTRES INTERVIEWS

JEAN-LOUIS COSTES

ACTEUR — FISTMAN

MICK GONDOUIN

ACTEUR — MICK

AURÉLIE M.

FIGURANTE

JO PRESTIA

ACTEUR — LE TÉNIA

Passage_gradient.jpg

DOSSIER DE PRESSE

2002

AFFICHES

Irréversible marque le début d'une longue collaboration entre Gaspar Noé et son affichiste Laurent Lufroy, qui a conçu les affiches de tous ses longs depuis et fait même quelques caméos (Love, Climax ou Lux Æterna). Avec l'accord de Gaspar Noé, Laurent Lufroy nous dévoile les maquettes d'affiches non retenues en 2002.

SCENARIO

Sur un fond de tic-tac, un générique unique et succinct, tel ceux des vieux films des années 50, précède le titre qui apparaît sur fond noir : IRREVERSIBLE puis un carton : Le temps détruit tout

C'est les premiers rayons de l'aube. Le chef de la police se dirige vers l'entrée d'une impasse au fond de laquelle se trouve un club homo, nommé "Rectum". Des policiers sont massés devant, visiblement prêts à une intervention. Le chef de la police lance ses ordres et ceux-ci investissent la boôte d'où ils sortent Pierre, menotté et couvert de sang, et Marcus étendu sur une civière et tout aussi ensanglanté. Puis le chef de la police entre à son tour dans la boîte. 

Un peu plus tôt : Pierre et Marcus montent dans un taxi et demandent à aller au "Rectum", la boîte homo. Le chauffeur, énervé par le ton hystérique de ses deux clients, exige plus de précisions qu'ils sont incapables de donner. Le chauffeur de taxi s'énerve, les deux autres aussi. L'homme finit par refuser de les conduire où que ce soit et les fait descendre sous un échangeur du périphérique. S'ensuit alors un violent échange verbal au cours duquel Marcus profère toutes sortes d'insultes racistes et le chauffeur des homophobes. Le chauffeur, à bout de nerf, sort de son taxi, une bombe lacrymo à la main dont il s'apprête à les arroser. Pierre réussit à s'en emparer, et Marcus, la lui arrachant à son tour, la vide sur le visage du chauffeur. Tandis que l'homme, suffoquant, s'effondre sur le bas-côté, Pierre et Marcus dont la rage ne s'est toujours pas calmée, s'emparent du taxi. Un peu plus loin, ils accostent des jeunes toxicos homosexuels qui tapinent sur le bord de la route, et les interrogent. Après des plaisanteries lascives sans fin liées au nom de la boîte, l'un d'eux finit enfin par leur indiquer le chemin.


Un peu plus tôt : Sur le boulevard périphérique, Marcus et Pierre questionnent les travestis à la recherche d'un certain Guillermo Nuñez. Celles-ci les renvoient la belle Concha, plus apte à les renseigner. Après quelques échanges civilisés, Marcus, incapable de se retenir plus longtemps, menace de la défigurer si elle n'accepte pas de leur donner des informations sur ce Guillermo qui aruait violé Alex. Terrifiée, Concha finit par avouer que Guillermo, c'est elle, mais elle n'a jamais violé personne. Elle semble néanmois parfaitement au courant de l'agression et affirme que c'est "le Ténia", son ancien protecteur, qui en est l'auteur. Puis, toujours sous la menace, Concha leur lâche le nom d'une boîte, le "Rectum" où ils pourront très probablement le trouver. A ce moment là les autres travesits qui se sont aperçus de la situation s'arment de pierres et bâtons et commencent à lapider les deux "agresseurs". 


Un peu plus tôt : Pierre et Marcus finissent de se faire interroger dans une camionnette de police comme s'ils étaient des suspects possibles dans l'agression de la victime. Victime dont Marcus être le copain, et Pierre son mari. Marcus n'en pouvant plus, demande s'ils peuvent partir. Après leur avoir fait signer la déposition, les flics acquiescent et les deux hommes sortent dans la rue. Une fois dehors, Marcus attrape un bout de métal rouillé et regardant Pierre droit dans les yeux murmure, tel un fou : "Ce Nuñez, on va le trouver, le pédé, on va le saigner, crois-moi". Pierre ne répond rien mais serre les mâchoires. 


Un peu plus tôt : Pierre et Marcus, un peu ivres, marchent le long de la petite ceinture. Marcus se plaint du caractère d'Alex et Pierre se moque de lui : "Que tu le veuilles ou non, c'est elle qui porte la bite". Alors qu'ils passent devant une ambulance et des voitures de police amassées au bord du boulevard périphérique, ils surprennent une conversation entre deux policeiers au sujet des affaires d'un dénommé Guillermo Nuñez qui traînaient dans le tunnel, près de la victime. Ce Nuñez aurait déjà été "verbalisé" par les flics en train de tapiner derrière le cimetière des Batignolles. Marcus soudain nerveux, essaye de se renseigner davantage. Apparemment, une femme a été agressée dans le passage souterrain. Violée et défigurée par les coups, elle serait dans le coma. Pierre et Marcus, immédiatement déssoûlés, se regardent dans une angoisse grandissant. Le cœur de Marcus se met à battre. N'y tenant plus, il profite d'un moment d'inattention des flics pour sauter la barrière et se glisser dans le souterrain. Pierre, lui, attend dehors. Des badauds supposent que la victime doit être une des putes du quartier. Soudain, des hurlements de désespoir retentissent provenant du souterrain : c'est Marcus. Aussitôt, Pierre devine tout et se rue à son tour dans le passage, malgré le cordon des agents qui tentent de le retenir. Il parvient jusqu'à Marcus qui pleure à gorge déployée, à genoux devant la civière sur laquelle gît Alex(andra) dans le coma et défigurée. Le périmètre de l'agression a été soigneusement délimité et la silhouette de la victime dessinée à la craie parmi les traînées de sang. 


Un peu plus tôt : Alex, rayonnante en tenu "disco-romaine", dit au revoir à une amie au bas d'un immeuble où a lieu une fête. Elle vient de se prendre la tête avec son copain, trop nase lorsqu'il boit. Elle se retrouve alors le long du boulevard périphérique, à chercher un taxi. Conseillée par de jeunes prostituées assises sur des capots de voiture, elle emprunte un passage souterrain qui traverse le boulevard. A l'intérieur, un couple est en train de se disputer. L'homme n'est autre que celui qui se trouvera à côté du "faux" Ténia au moment de la future mise à mort de ce dernier. Il se met à frapper Concha. Celle-ci appelle à l'aide Alex qui prend sa défense et s'attire alors la fureur du Ténia. Concha s'enfuit, renversant le contenu de son sac dans sa précipitation. Resté seul avec Alex, le Ténia la menace d'un cutter et finit par la violer sauvagement. Profitant d'un moment iù il se relâche, Alex tente de s'enfuir. Mais le Ténia la rattrappe et s'acharne sur elle à coups de pieds et de poings. 


Un peu plus tôt : Alex danse, euphorique au milieu d'une belle fête. Non loin d'elle, Pierre et un petit groupe écoutent, pliés de rire, les blagues graveleuses de Romain. Ce dernier enchaîne abruptement sur l'histoire d'un clown qui s'est fait aplatir la tête dans un cirque à coups de marteau. La chanson se termine. Alex, refusant des ecstasies à Marcus parce qu'elle doit travailler le lendemain, va chercher à boire et avisant une amie enceinte, se met à discuter avec elle. Pierre les rejoint, bientôt suivi de Marcus, et tous trois écoutent la fille décrire les joies de la grossesse. Quand elle s'éloigne, Marcus se lance dans une critique de la copine de Alex qui, au vu de sa vie sans direction, aurait mieux fait d'avorter. Un peu bêtement, il en rajoute. Alex s'énerve violemment contre lui. Le ton monte et elle menace de quitter la fête. Pierre la retient encore un peu, lui disant que l'âge la rend chaque fois plus belle. 

Un peu plus tôt : A la tombée de la nuit, Alex, Pierre et Marcus marchent le long d'un parc. Pierre, très bavard, parle du comportement des humains qu'il compare à celui, très proche, des singes ou des souris. Puis il enchaîne sur la superiorité de l'homme, capable de raisonner ses instincts naturels. Bien que ses propos soient intéressants, ils semblent saouler Alex qui l'interrompt. Après un silence, Marcus finit par dire en regardant Pierre : "En tout cas, je suis content qu'on fasse la paix". Pierre, sur un ton détaché, répond que si Alex l'a quitté, il s'est agi que de sélection naturelle et qu'il ne peut en vouloir ni à Marcus, ni à Alex. Et puis, il en est déjà à la moitié de sa vie, il ne va pas gâcher le reste à ruminer ses frustrations. Alex enchaîne alors sur le sujet du temps et de la perception ultra fragmentaire qu'en a l'homme. Elle leur parle longuement d'un livre qu'elle est en train de lire, écrit par un scientifique qui croyait aux prémonitions et qui, notant ses rêves tous les matins, avait fini par découvrir des analogies flagrantes avec ce qui lui arrivait dans la journée.


Un peu plus tôt : Le téléphone sonne, réveillant Alex et Marcus, enlacés sur leur lit à moitié nus, comme après un acte amoureux. Pierre laisse un message disant qu'il sera chez eux dans 40 minutes puis raccroche. Alex raconte alors à Marcus avoir fait un rêve super bizarre avec un tunnel tout rouge qui se cassait en deux, rêve peut-être dû au fait, ajoute-t-elle en plaisantant, que ses règles ont du retard. Sans prêter attention à ses propos, Marcus affirme qu'il est content de revoir ce soir son ancien ami Pierre à qui il aurait piqué sa femme. Alex, un peu choquée d'être considéré comme un objet, répond qu'il n'a rien piqué du tout. C'est elle qui a décidé, après des années de rapports intellectuels, qu'elle avait besoin d'un peu plus de charnel. Marcus, à son tour un peu vexé, lui demande si elle le prend pour une bite. A quoi elle répond en riant : "pour un réservoir à sperme". Ils rigolent tous les deux et il la chatouille. Puis la radio émettant une musique entraînante, ils se mettent à danser dessus. Marcus, heureux de vivre, lui demande si elle ne trouve pas leur nouvelle maison trop belle. Puis il veut savoir si elle est toujours partante pour le Brésil. Alex craint que ce soit trop violent et propose à la place Tahiti. Le morceau finit, elle part se doucher tandis que Marcus enfile ses vêtements et  lui crie qu'il descend chercher des bouteilles pour la fête. Dans la salle de bain, Alex ouvre la boîte d'un test de grossesse et après avoir lu les indications, se dirige vers la cuvette des toilettes et pisse sur le test comme il est indiqué. Puis elle attend le résultat, comptant trente secondes : la couleur apparaît, indiquant qu'elle est enceinte. Le cœur battant, elle sort de la salle de bains et se dirige vers la fenêtre du living. Une musique ultra-sentimentale passe à la radio. Tout en fixant le parc qui s'étend en face de leur appartement, Alex laisse couler des larmes de joie. 

Un peu plus tôt : Sur le gazon, dans le parc en face de l'appartement d'Alex, deux petites filles de deux ans, nues, jouent dans un petit bassin gonflable rempli d'eau et s'éclaboussent. Près d'elles, une adolescente, certainement leur baby sitter bronze timidement dans son bikini. Alex, en tenue estivale et fleurie, est couchée dans l'herbe un peu plus loin. Elle observe un moment les enfants, fascinée. C'est un doux après-midi ensoleillé. Les oiseaux chantent. Les fleurs brillent de mille couleurs. Puis, respirant profondément 'air frais du parc, Alex se remet à lire son livre, intitulé : "An experiment with time" de J.W. Dunne. 

Puis un carton : Le temps révèle tout.

Un carton : Le temps révèle tout.

Sur le gazon, dans le parc en face de l'appartement d'Alex, deux petites filles de deux ans, nues, jouent dans un petit bassin gonflable rempli d'eau et s'éclaboussent. Près d'elles, une adolescente, certainement leur baby sitter bronze timidement dans son bikini. Alex, en tenue estivale et fleurie, est couchée dans l'herbe un peu plus loin. Elle observe un moment les enfants, fascinée. C'est un doux après-midi ensoleillé. Les oiseaux chantent. Les fleurs brillent de mille couleurs. Puis, respirant profondément 'air frais du parc, Alex se remet à lire son livre, intitulé : "An experiment with time" de J.W. Dunne.

Un peu plus tard : Le téléphone sonne, réveillant Alex et Marcus, enlacés sur leur lit à moitié nus, comme après un acte amoureux. Pierre laisse un message disant qu'il sera chez eux dans 40 minutes puis raccroche. Alex raconte alors à Marcus avoir fait un rêve super bizarre avec un tunnel tout rouge qui se cassait en deux, rêve peut-être dû au fait, ajoute-t-elle en plaisantant, que ses règles ont du retard. Sans prêter attention à ses propos, Marcus affirme qu'il est content de revoir ce soir son ancien ami Pierre à qui il aurait piqué sa femme. Alex, un peu choquée d'être considéré comme un objet, répond qu'il n'a rien piqué du tout. C'est elle qui a décidé, après des années de rapports intellectuels, qu'elle avait besoin d'un peu plus de charnel. Marcus, à son tour un peu vexé, lui demande si elle le prend pour une bite. A quoi elle répond en riant : "pour un réservoir à sperme". Ils rigolent tous les deux et il la chatouille. Puis la radio émettant une musique entraînante, ils se mettent à danser dessus. Marcus, heureux de vivre, lui demande si elle ne trouve pas leur nouvelle maison trop belle. Puis il veut savoir si elle est toujours partante pour le Brésil. Alex craint que ce soit trop violent et propose à la place Tahiti. Le morceau finit, elle part se doucher tandis que Marcus enfile ses vêtements et  lui crie qu'il descend chercher des bouteilles pour la fête. Dans la salle de bain, Alex ouvre la boîte d'un test de grossesse et après avoir lu les indications, se dirige vers la cuvette des toilettes et pisse sur le test comme il est indiqué. Puis elle attend le résultat, comptant trente secondes : la couleur apparaît, indiquant qu'elle est enceinte. Le cœur battant, elle sort de la salle de bains et se dirige vers la fenêtre du living. Une musique ultra-sentimentale passe à la radio. Tout en fixant le parc qui s'étend en face de leur appartement, Alex laisse couler des larmes de joie.

Un peu plus tard : A la tombée de la nuit, Alex, Pierre et Marcus marchent le long d'un parc. Pierre, très bavard, parle du comportement des humains qu'il compare à celui, très proche, des singes ou des souris. Puis il enchaîne sur la superiorité de l'homme, capable de raisonner ses instincts naturels. Bien que ses propos soient intéressants, ils semblent saouler Alex qui l'interrompt. Après un silence, Marcus finit par dire en regardant Pierre : "En tout cas, je suis content qu'on fasse la paix". Pierre, sur un ton détaché, répond que si Alex l'a quitté, il s'est agi que de sélection naturelle et qu'il ne peut en vouloir ni à Marcus, ni à Alex. Et puis, il en est déjà à la moitié de sa vie, il ne va pas gâcher le reste à ruminer ses frustrations. Alex enchaîne alors sur le sujet du temps et de la perception ultra fragmentaire qu'en a l'homme. Elle leur parle longuement d'un livre qu'elle est en train de lire, écrit par un scientifique qui croyait aux prémonitions et qui, notant ses rêves tous les matins, avait fini par découvrir des analogies flagrantes avec ce qui lui arrivait dans la journée.

Un peu plus tard : Alex danse, euphorique au milieu d'une belle fête. Non loin d'elle, Pierre et un petit groupe écoutent, pliés de rire, les blagues graveleuses de Romain. Ce dernier enchaîne abruptement sur l'histoire d'un clown qui s'est fait aplatir la tête dans un cirque à coups de marteau. La chanson se termine. Alex, refusant des ecstasies à Marcus parce qu'elle doit travailler le lendemain, va chercher à boire et avisant une amie enceinte, se met à discuter avec elle. Pierre les rejoint, bientôt suivi de Marcus, et tous trois écoutent la fille décrire les joies de la grossesse. Quand elle s'éloigne, Marcus se lance dans une critique de la copine de Alex qui, au vu de sa vie sans direction, aurait mieux fait d'avorter. Un peu bêtement, il en rajoute. Alex s'énerve violemment contre lui. Le ton monte et elle menace de quitter la fête. Pierre la retient encore un peu, lui disant que l'âge la rend chaque fois plus belle.

Un peu plus tard : Alex, rayonnante en tenu "disco-romaine", dit au revoir à une amie au bas d'un immeuble où a lieu une fête. Elle vient de se prendre la tête avec son copain, trop nase lorsqu'il boit. Elle se retrouve alors le long du boulevard périphérique, à chercher un taxi. Conseillée par de jeunes prostituées assises sur des capots de voiture, elle emprunte un passage souterrain qui traverse le boulevard. A l'intérieur, un couple est en train de se disputer. L'homme n'est autre que celui qui se trouvera à côté du "faux" Ténia au moment de la future mise à mort de ce dernier. Il se met à frapper Concha. Celle-ci appelle à l'aide Alex qui prend sa défense et s'attire alors la fureur du Ténia. Concha s'enfuit, renversant le contenu de son sac dans sa précipitation. Resté seul avec Alex, le Ténia la menace d'un cutter et finit par la violer sauvagement. Profitant d'un moment iù il se relâche, Alex tente de s'enfuir. Mais le Ténia la rattrappe et s'acharne sur elle à coups de pieds et de poings.

Un peu plus tard : Pierre et Marcus, un peu ivres, marchent le long de la petite ceinture. Marcus se plaint du caractère d'Alex et Pierre se moque de lui : "Que tu le veuilles ou non, c'est elle qui porte la bite". Alors qu'ils passent devant une ambulance et des voitures de police amassées au bord du boulevard périphérique, ils surprennent une conversation entre deux policeiers au sujet des affaires d'un dénommé Guillermo Nuñez qui traînaient dans le tunnel, près de la victime. Ce Nuñez aurait déjà été "verbalisé" par les flics en train de tapiner derrière le cimetière des Batignolles. Marcus soudain nerveux, essaye de se renseigner davantage. Apparemment, une femme a été agressée dans le passage souterrain. Violée et défigurée par les coups, elle serait dans le coma. Pierre et Marcus, immédiatement déssoûlés, se regardent dans une angoisse grandissant. Le cœur de Marcus se met à battre. N'y tenant plus, il profite d'un moment d'inattention des flics pour sauter la barrière et se glisser dans le souterrain. Pierre, lui, attend dehors. Des badauds supposent que la victime doit être une des putes du quartier. Soudain, des hurlements de désespoir retentissent provenant du souterrain : c'est Marcus. Aussitôt, Pierre devine tout et se rue à son tour dans le passage, malgré le cordon des agents qui tentent de le retenir. Il parvient jusqu'à Marcus qui pleure à gorge déployée, à genoux devant la civière sur laquelle gît Alex(andra) dans le coma et défigurée. Le périmètre de l'agression a été soigneusement délimité et la silhouette de la victime dessinée à la craie parmi les traînées de sang.

Un peu plus tard : Pierre et Marcus finissent de se faire interroger dans une camionnette de police comme s'ils étaient des suspects possibles dans l'agression de la victime. Victime dont Marcus être le copain, et Pierre son mari. Marcus n'en pouvant plus, demande s'ils peuvent partir. Après leur avoir fait signer la déposition, les flics acquiescent et les deux hommes sortent dans la rue. Une fois dehors, Marcus attrape un bout de métal rouillé et regardant Pierre droit dans les yeux murmure, tel un fou : "Ce Nuñez, on va le trouver, le pédé, on va le saigner, crois-moi". Pierre ne répond rien mais serre les mâchoires.

Un peu plus tard : Sur le boulevard périphérique, Marcus et Pierre questionnent les travestis à la recherche d'un certain Guillermo Nuñez. Celles-ci les renvoient la belle Concha, plus apte à les renseigner. Après quelques échanges civilisés, Marcus, incapable de se retenir plus longtemps, menace de la défigurer si elle n'accepte pas de leur donner des informations sur ce Guillermo qui aruait violé Alex. Terrifiée, Concha finit par avouer que Guillermo, c'est elle, mais elle n'a jamais violé personne. Elle semble néanmois parfaitement au courant de l'agression et affirme que c'est "le Ténia", son ancien protecteur, qui en est l'auteur. Puis, toujours sous la menace, Concha leur lâche le nom d'une boîte, le "Rectum" où ils pourront très probablement le trouver. A ce moment là les autres travesits qui se sont aperçus de la situation s'arment de pierres et bâtons et commencent à lapider les deux "agresseurs".

Un peu plus tard : Pierre et Marcus montent dans un taxi et demandent à aller au "Rectum", la boîte homo. Le chauffeur, énervé par le ton hystérique de ses deux clients, exige plus de précisions qu'ils sont incapables de donner. Le chauffeur de taxi s'énerve, les deux autres aussi. L'homme finit par refuser de les conduire où que ce soit et les fait descendre sous un échangeur du périphérique. S'ensuit alors un violent échange verbal au cours duquel Marcus profère toutes sortes d'insultes racistes et le chauffeur des homophobes. Le chauffeur, à bout de nerf, sort de son taxi, une bombe lacrymo à la main dont il s'apprête à les arroser. Pierre réussit à s'en emparer, et Marcus, la lui arrachant à son tour, la vide sur le visage du chauffeur. Tandis que l'homme, suffoquant, s'effondre sur le bas-côté, Pierre et Marcus dont la rage ne s'est toujours pas calmée, s'emparent du taxi. Un peu plus loin, ils accostent des jeunes toxicos homosexuels qui tapinent sur le bord de la route, et les interrogent. Après des plaisanteries lascives sans fin liées au nom de la boîte, l'un d'eux finit enfin par leur indiquer le chemin.

Un peu plus tard : c'est les premiers rayons de l'aube. Le chef de la police se dirige vers l'entrée d'une impasse au fond de laquelle se trouve un club homo, nommé "Rectum". Des policiers sont massés devant, visiblement prêts à une intervention. Le chef de la police lance ses ordres et ceux-ci investissent la boôte d'où ils sortent Pierre, menotté et couvert de sang, et Marcus étendu sur une civière et tout aussi ensanglanté. Puis le chef de la police entre à son tour dans la boîte.

Sur un fond de tic-tac, un générique unique et succinct, tel ceux des vieux films des années 50, précède le titre qui apparaît sur fond noir : IRREVERSIBLE puis un carton : Le temps détruit tout

StudioCanal 2002

 
 
 

ARCHIVES